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Quatorzième édition du festival musical Mo’Fo, debout contre vents et marées

Le festival Mo’Fo revient ce week-end à Saint-Ouen dans un contexte particulier, puisque Mains d’Œuvres, le site qui l’accueille est menacé d’expulsion. L'événement maintient le cap du 18 au 20 janvier avec une édition, peut-être ultime, guidée plus que jamais par le défrichage musical.
L’avenir nous le dira, mais le destin du festival Mo’Fo et de son site Mains d’Œuvres est pour le moment plus qu’incertain. Sommé de quitter le bâtiment (l’ancien Centre social et sportif des Usines Valeo), le lieu de vie culturel inauguré en 2001 aurait dû, en théorie, débarrasser le plancher au 31 décembre 2017. En théorie, puisqu’avec l'avènement de la nouvelle année, l’équipe occupe toujours les 4 000 m² de l’édifice de la rue Charles Garnier, devenu au fil des ans un lieu emblématique et refuge pour la création artistique. Concerts, expositions, spectacles en tous genres, rencontres et ateliers y sont régulièrement organisés à destination de tous les publics et Mains d’Œuvres c’est aussi, depuis 2002, l’Antifolk festival, puis à partir de 2003 le Mo’Fo (comprenez More Folk, Mother Folk, Mother Fucker ou encore ce que vous voulez bien y voir d’autre !), un événement qui, bien avant les Pitchfork Music Festival et autres We Love Green défrichaient en profondeur et avec ferveur les scènes musicales (au pluriel). 

Malgré la menace d'expulsion qui plane actuellement au dessus de Mains d’Œuvres (la Mairie de Saint-Ouen souhaite récupérer l’espace pour y installer un conservatoire), l’équipe, déterminée et plus engagée que jamais, signe tel un acte de résistance une nouvelle édition de son incontournable Mo’Fo, peut-être ultime ! Ce week-end, ce sera qui le sait (mais on ne le souhaite vraiment pas) votre dernière chance d’assister au “plus petit des grands festivals” franciliens et de vous prendre une bonne grosse dose de musiques émergentes et affranchies. Tantôt folk, garage, pop ou électro-rock, le festival n’a jamais vraiment su tenir en place, alors pour cette édition, préparez-vous à de l'inattendu. De jeudi à samedi et en pagaille : le jazz minimaliste de Limousine, l’électro-rock de DBFC, la collision intrigante entre Etienne Jaumet (Zombie Zombie), Emmanuelle Parrenin et Eat Gas, la pop lo-fi de Lispector, Mammane Sani (précurseur de la musique électronique nigérienne), du psychédélique, du krautrock, du post-punk, de l'orgue de barbarie, des sons venus du coin de la rue ou de plus lointaines contrées !

Du 18 au 20/01/2018
1, rue Charles Garnier
93400 Saint-Ouen


Par Rita Carvalho