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Quand Doisneau était un photographe mondain

C’est la face cachée ou disons méconnue du travail de Robert Doisneau qui s’expose en ce moment à Versailles. Bien des années après son décès, le photographe parvient encore à nous surprendre avec cette collaboration en tant que reporter mondain pour la revue Vogue, quelques clichés de cette contribution sont à voir à l’Espace Richaud jusqu’en mai. 
Le Baiser de l’Hôtel de Ville, ces photos d’écoliers pris à l’entre deux-guerres, de mineurs, d’artisans, du vieux Paris qui avait encore des airs de village, voilà ce que représente l’œuvre de Doisneau dans la mémoire collective. Mais Robert Doisneau n’est pas que le photographe du petit peuple, du Paris populaire, c’est également des portraits de la comtesse de Bourbon Busset, des clichés d’un bal à Neuilly ou de mariages mondains.

L’exposition Robert  Doisneau, les années Vogue lève en ce moment le voile sur une partie du travail du photographe, publiée, mais quelque peu inexploré et donc peu connu du public. De 1949 à 1960, l’homme collabore au magazine Vogue en tant que reporter mondain. La fonction est sans équivoque et vaut à Doisneau de participer à des bals, des cérémonies, des mariages. Cet univers mondain lui est alors assez inconnu, son mode de fonctionnement aussi d’ailleurs. Lephotographe qui a pour habitude de privilégier les instants fugaces et la spontanéité se retrouve à devoir capter des scènes encadrées par un protocole, qui laissent finalement peu de place à l’inattendu. Malgré la contrainte de l’exercice et sa nature (il s’agit là d’un travail de commande), Doisneau parvient tout de même à poser subtilement son regard sur les scènes dont il est témoin. Ainsi, lui qui est étranger à ce cirque mondain, apporte une vision neuve, différente et bienvenue au sein du magazine Vogue.

Dans ce rôle presque à contre-emploi Doisneau croise la route d’une jeune Brigitte Bardot alors mannequin, du chorégraphe Maurice Béjart avant la gloire, d’une Juliette Gréco qui vient de se lancer dans la chanson ou encore du comédien Michel Galabru qui fait ses premiers pas au cinéma, voilà pour la vie artistique, pour les stars en devenir. Coté mode, Doisneau réalise des reportages sur les imperméables ou la mode alpine. Enfin, la vie mondaine française et étrangère l’amène à couvrir des « grands mariages de sept mètres de traine » et des « bals comme on n’en fait plus », selon ses dires. Doisneau shoote pour les lecteurs de Vogue des réceptions dans des hôtels particuliers de l’Île Saint-Louis, l’intérieur fastueux de l’hôtel Arturo-Lopez à Neuilly, le mariage de Marella Caracciolo et Giovanni Agnelli organisé dans un château ou le  « bal du siècle », le Bal Beistegui organisé à Venise et qui rassemble pas moins de 1500 convives du gratin mondial. 

Du Paris populo aux soirées mondaines, Doisneau a fait le grand écart. Cette exposition apporte un nouvel éclairage à son œuvre que l’on prétend si bien connaître et qui des années après la disparition du photographe ne s’est pas entièrement livrée. 

Robert  Doisneau, les années Vogue
Du 08/03 au 28/05/2017
à l'Espace Richaud
78 Boulevard de la Reine 
78000 Versailles

Lire aussi notre article Quand Robert Doisneau s'expose au MNHN
http://ww2.pariscope.fr/base/quand-robert-doisneau-


Par Rita Carvalho
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