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La Légende de Bornéo : Reprise 7 ans après au Théâtre de l’Atelier

On l’a vu il y a 7 ans au Théâtre de la Bastille, le QG parisien du collectif. L’Avantage du doute reprend cette création de 2012 qui n’a sûrement pas pris une ride au vu de son sujet, et investit pour la première fois un théâtre privé sur une longue durée. Pour découvrir les cinq trublions de ce spectacle drolatique, rendez-vous au Théâtre de l’Atelier.
Ne vous fiez pas au titre. ”La Légende de Bornéo” n’est pas un spectacle exotique nous contant quelque mythe ancien et lointain. D’emblée, on sait où l’on met les pieds. Les comédiens du collectif L’Avantage du doute nous cueillent dès l’entrée dans la salle, à vue, comme cela se fait souvent dans les propositions collectives en vogue depuis quelques temps. Du coup, on reste sur ses gardes quant à un positionnement qui peut passer désormais pour un effet de mode tant le procédé a été vu et revu. Méfiance vite dissipée par Simon Bakhouche (le Simon du spectacle “Tout ce qui nous reste de la Révolution c’est Simon”), le comédien qui nous introduit dans le spectacle avec un bagout irrésistible de charme et d’intelligence badine, et nous confie la thématique de la pièce : le travail. Sujet délicat à traiter de front, comme il est annoncé. Mais ne fuyez pas, “La Légende de Bornéo” n’a rien d’un théâtre à thèse, intello et social, miroir déprimant de la dure réalité du boulot en particulier et du monde professionnel en général. Le spectacle avance en saynètes successives, courtes et efficaces, concrètes, relevant d’une écriture vive et réjouissante.

Interprétées avec brio, les scènes explosent astucieusement le réalisme des situations de départ pour aller vers des territoires farfelus voire grotesques très bien vus, provoquant l’hilarité générale. Si l’on regrette une petite chose, c’est l’absence de progression dans les scènes et de climax final qui donnerait un peu plus de hauteur de vue et de sens à l’ensemble. Le spectacle y gagnerait clairement en profondeur et en portée. Mais le traitement par le biais de l’intime, à savoir comment le travail influence notre vie privée, conditionne notre quotidien et la représentation que nous avons de nous-mêmes, a le mérite de donner une cohérence à leur recherche et de parler à tous. Et l’humour est, comme toujours, la force de ce collectif au capital sympathie maximal.

Par Marie Plantin

La Légende de Bornéo
Du 19 mars au 4 mai 2019
Au Théâtre de l’Atelier
1 Place Charles Dullin
75018 Paris
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