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L’art en mouvement s’expose aux Machines Urbaines

La tendance est aux expositions hors-cadre qui s’installent là où on les attend le moins. La dernière surprise du genre, c’est aux Machines Urbaines qu’on la doit. L’événement artistique pose ses valises pendant quelques jours seulement dans une ancienne salle de sport de trois étages réinvestie par une quinzaine d’artistes de tous poils.
Fût un temps où on allait au Club Azteca de la rue de Crimée pour soigner ses abdos ou affiner sa silhouette, depuis quelques jours, alors que la salle de fitness n’existe plus, les curieux s’y pressent pour assister à la première édition des Machines Urbaines, une exposition d’art collective et expérimentale, montée par Souk Machines et Plateau Urbain.

Leur dada ? Investir pendant de courtes périodes des lieux abandonnés et en transition pour y implanter des expositions un brin atypiques. Leur dernier « coup » ? Le 39 rue de Crimée. Ici se dresse un édifice de trois étages, de type industriel, qui a dernièrement accueilli une salle de sports, du nom de Club Azteca. Depuis sa fermeture, le bâtiment est délaissé. En attendant un éventuel projet sur le moyen/long terme, Souk Machines et Plateau Urbain n’ont pas hésite à « squatter » les lieux même pour quelques jours afin d’y créer leur événement Les Machines Urbaines

Depuis le 24 février, les machines du club de fitness ont fait place à des œuvres d’artistes (peintures, graff, sculptures, objets…) qui ornent les murs, plafonds, sols, cages d’escalier ou anciennes douches. Quel que soit leurs matériaux de prédilection, leurs styles ou modes d’expression, la quinzaine d’artistes sélectionnés a pour consigne de revisiter le lieu et de se l’approprier. Affranchis de certaines contraintes imposées par les lieux d’exposition plus conventionnels, les artistes peuvent dépasser du cadre si bon leur semble et s’exprimer plus ouvertement. Ici l’art se met en marche, comme dans un labo, on essaie, on rectifie, on expérimente. Les œuvres présentées ne sont donc pas forcément achevées mais en cours de conception, chaque étape du travail est exposée et le vrai spectacle réside peut-être là. Ou peut-être dans les interactions artistes-visiteurs ? Dans les animations (projections, performances, ateliers, lectures, concerts…) organisées par les artistes eux-mêmes autour de leur travail ? Consultez le programme des animations ici http://www.soukmachines.com/les-machines-urbaines/

Pour rappel, cette première édition des Machines Urbaines ne dure que jusqu’à début mars, alors on ne perd pas une minute pour y aller avant que tout ne disparaisse !

Les Machines Urbaines #1
Du 24/02 au 04/03/2017
au 29, rue de Crimée
75019 Paris