Actualités
jeudi 21 juin 2018
Radio Live revient, à la Maison des Métallos, son QG scénique parisien
 
Actualités
mercredi 20 juin 2018
Grand Concert Radio Classique consacré aux plus beaux airs de Rossini
 
Actualités
mercredi 20 juin 2018
Paris, théâtre des opérations, naissance d’un Festival made in Petite Egypte
 
Marie-Céline Nivière, du Pariscope

Ce récit initiatique d'Eric-Emmanuel Schmitt, écrit à la manière de « La vie devant soi » de Gary-Ajar, est un hymne à la vie rempli d'humour et de tendresse. Cela se passe dans les années 60. Momo, 13 ans, est livré à lui-même, abandonné par sa mère et incompris par un père qui ne sait plus aimer. Son seul ami est monsieur Ibrahim, l'épicier arabe de la rue Bleue. L'épicier arabe n'est pas arabe, car « dans le commerce, Arabe ça veut dire ouvert de 8h à minuit, tous les jours même le dimanche ! » Monsieur Ibrahim est soufi, Momo est Juif, et ce n'est pas incompatible pour s'entendre. De la boîte de conserve au simple conseil, on trouve tout chez monsieur Ibrahim, surtout des tonnes d'affection. A l'origine, le projet de reprendre ce beau texte d'Eric-Emmanuel Schmitt avec Francis Lalanne seul en scène nous avait laissés dans l'expectative. Après la prestation de Bruno Abraham-Kremer à la création, les talents de comédiens de Francis Lalanne nous semblaient faibles. Très vite, le bouche-à-oreille a fonctionné, faisant courir le bruit que sa prestation était des plus remarquables. Et notre curiosité a été piquée… Il y a une véritable rencontre entre Francis Lalanne et le récit de Schmitt. Très juste dans les changements de personnage, dans les nuances des sentiments, il captive. Le seul reproche, mais en est-ce vraiment un : la sensiblerie prend le dessus au moment du récit du voyage en Turquie et de la mort de monsieur Ibrahim. En revanche, le comédien est parfait dans toute la partie sur la rue Bleue, qu'il soit Momo, avec cette solitude pesante, ce besoin de tendresse, ou Ibrahim, la sagesse incarnée. La direction d'acteur tout comme la mise en scène d'Anne Bourgeois ont porté leurs fruits. Le décor de Nicolas Sire, les lumières de Laurent Béal, le costume de Pascale Bordet, et la création musicale de Jacques Cassard contribuent à donner cette touche pleine de tendresse et de nostalgie.

Armelle Héliot, du Figaro

[...] Francis Lalanne, présence forte, voix très harmonieuse, maîtrise toutes les nuances d'une partition délicate. L'imagination d'Anne Bourgeois fait merveille. Ensemble, ils osent beaucoup. C'est très drôle et très déchirant. Du grand théâtre.