Actualités
vendredi 20 mars 2020
Le Silence et la peur, Nina Simone et l’Histoire noire-américaine dans un spectacle éclairé et éclairant
 
Actualités
mercredi 18 mars 2020
Quand la sculpture contemporaine s’empare du motif animal…
 
Actualités
mardi 17 mars 2020
Turner illumine le Musée Jacquemart André de ses peintures et aquarelles en provenance de la Tate
 
Marie-Céline Nivière, du Pariscope

Prenez le train, le métro, la voiture, le vélo ou vos pieds et courez-y. Que vous ayez entre 77 ans (et plus) ou 7 ans (mais pas moins), vous avez de grande chance de vous régaler ! Chacun y trouve sa part de rire et de plaisir. Dans une économie de moyen qui développe l'inventivité, Azzopardi a réalisé une mise en scène épatante, où tout n'est que trouvailles scéniques, avec gags hilarants toujours ad hoc, comme dirait le capitaine. N'étant pas avares de talent et ne se gênant pas pour être créatif, Yan Mercœur, Gilles-Vincent Kapps, Alexandre Guilbaud, Romain Canard et Elisa Sergent se déchaînent pour notre plus grande joie.

Dimitri Denorme, du Pariscope

Vous n'avez pas eu encore l'occasion de découvrir cette incroyable adaptation du célèbre roman de Jules Vernes ? Alors ne perdez plus une seconde, vous vous priveriez d'un intense moment de rires et de plaisir ! Il est difficile de ne pas succomber au charme de ce spectacle…Sébastien Azzopardi, avec la complicité de Sacha Danino, a réalisé de jolies prouesses pour nous livrer un tour du monde non pas en 80 jours, mais en 80 minutes… de fous rires. La mise en scène qu'il signe est des plus truculentes. Fantaisie et burlesque s'épousent sous le regard bienveillant de l'originalité. L'ingéniosité repose avant tout sur une sorte de petit théâtre construit sur la scène qui se fait tour à tour wagon de train, cabine de paquebot, restaurant ou souk pour nous faire prendre part au périple de Phileas Fogg et de son fidèle valet Passepartout. Le souffle nouveau apporté à l'histoire de Jules Vernes tient aux références à l'actualité et donc aux joyeux anachronismes. Azzopardi joue avec les clichés et livre une copie sans faute et sans temps morts. Les gags s'enchaînent à la perfection, les répliques bien senties fusent. Côté jeu, 5 comédiens aux multiples facettes se partagent les 39 personnages. Autant dire que la tâche est rude, le rythme effréné mais le résultat bel et bien là. Survoltés, ils jubilent autant sur scène que nous sur nos sièges. En alternance, Yan Mercœur, Stéphane Roux, Gilles-Vincent Kapps, Alexandre Guilbaud, Christophe De Mareuil, Romain Canard, Nicolas Tarrin, Réjane Lefoul et Anaïs Harte font preuve de leur indéniable talent. Ce road-movie complètement déjanté réunit tous les ingrédients essentiels à une excellente soirée!

Émilie Pesante, du Pariscope

1h30 pour faire un tour du monde de 80 jours !!! On tient le pari ? C’est ce que propose cette pièce qui va à toute allure et nous fait voyager d’un pays à un autre sans qu’on s’en rende compte. Le rythme est tel que le spectacle nécessite une rapidité de changements de costumes impressionnante et des astuces de mise en scène qui valent autant le coup d’œil que le spectacle en lui-même. Les acteurs sont talentueux, décalés et à mourir de rire et arrivent à nous transmettre leur bonne énergie ainsi que le plaisir qu’ils ont à jouer et s’amuser sur scène. Pour les feignants de la lecture, courez vite voir cette pièce à mourir de rire. L’œuvre de Jules Verne est ici revisitée de façon originale et anachronique.

Fabienne Pascaud, du Télérama

Pas facile de rendre compte des heurs et malheurs scientifico-burlesques des personnages de Jules Verne, si souvent mélancoliques et courant après l'impossible, entre deux dissertations savantes... Et comment adapter en 1 h 15, sur une pauvre scène de théâtre, ce récit infernal d'un voyage aux mille rebondissements et trente-neuf personnages. En le trahissant. A la délirante logique de Jules Verne, Sébastien Azzopardi et Sacha Danino ont préféré la cocasserie de ses caractères pour trousser une sorte de commedia dell arte bon enfant. Et l'on découvre soudain l'humour du romancier, sa liberté. En ne s'attachant qu'à ce qui pouvait sembler anecdotique, en le stylisant comme pour un théâtre de foire ou de marionnettes, le duo nous rend paradoxalement le sel et la poésie joliment désabusée de l'oeuvre.