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mercredi 18 mars 2020
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mardi 17 mars 2020
Turner illumine le Musée Jacquemart André de ses peintures et aquarelles en provenance de la Tate
 
Marie-Céline Nivière, du Pariscope

On ne peut que saluer l'excellente idée de la Comédie-Française de présenter régulièrement « Le Malade imaginaire » de Molière dans la mise en scène du regretté Claude Stratz. L'Opéra de Paris fait cela depuis longtemps, avec « Le lac des Cygnes », « La belle au bois dormant » et « La Bayadère ». Cette production du « Malade imaginaire » a été créée en 2001. A l'époque, je l'avais vu à la générale de presse, puis quelques mois après en compagnie de mes neveux, alors à l'école primaire. Je l'ai revue l'été dernier à Montréal où il était invité par le Festival Juste pour rire. Les Québécois lui avaient réservé un triomphe. Normal, car ce spectacle est excellent… La scénographie impeccable de Claude Stratz ne s'est en rien usée. Cette grande chambre d'hôpital, qui fait songer à celle d'un asile, est le symbole même de la folie d'Argan. Ce dernier est interprété magistralement depuis la création par un immense comédien, Alain Pralo, qui au fil du temps ne se lasse pas de son personnage, bien au contraire. Son Argan a vraiment mauvaise mine. Le visage blafard, il tousse, crache, geint avec une grande conviction. Ce qui procure du bien-être à ces charlatans qui abusent du grand hypocondriaque de la littérature. La troupe du Français possède de grands talents qui peuvent au gré des distributions reprendre des rôles. Cette année, Toinette est interprétée par Cécile Brune, dont la voix grave saura fort bien faire éclater ce fameux « poumon ». Angélique a les doux traits de Léonie Simaga, Cléante la beauté de Loïc Corbery, Catherine Sauval et Isabelle Gardien se partagent le rôle de Béline. Christian Blanc et Nicolas Lormeau sont les deux Diafoirus et Jérôme Pouly, Monsieur Bonnefoy et Monsieur Fleurant. Hervé Pierre incarne le noble rôle de Béralde. A ne pas (re)manquer !