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mercredi 21 août 2019
Le vélo dans tous ses états à Sans Les Mains festival
 
Nivière, du Pariscope

Elle est déroutante la nouvelle comédie de Sébastien Thiéry. Mais n'est-ce pas le propre de son théâtre de ne pas être dans la bienséance. Avec « Dieu habite Düsseldorf », « Cochons d'Inde », « Qui est Monsieur Schmitt ? », « Le début de la fin », « Comme s'il en pleuvait ?», son style très personnel, composé de couleurs burlesques, absurdes, drolatiques nous avait emballés. Sa nouvelle pièce est dans le ton. Est-ce le sujet qui fait que l'on n'a pas été autant séduits ? L'auteur n'hésite pas à provoquer et en ce sens il a réussi son coup. Jean-Louis (Sébastien Thiéry), 40 ans, réalise en rentrant chez lui que son cœur ne bat plus. Est-il en vie ? Est-il mort ? Il appelle à l'aide son meilleur ami vétérinaire (excellent Grégoire Bonnet) qui ne peut rien pour lui avec toute la bonne volonté du monde. Sa femme, totalement barrée et hystérique (Camille Rutherford, trop en force), lui envoie un marabout (Diouc Koma). Ce dernier lui annonce que son cœur rebattra une fois qu'il aura pris en photo le vagin de sa mère (Isabelle Sadoyan, très touchante). Tous ses maux viennent de là, de son point de départ, le ventre de sa mère, les psychanalystes et psychologues nous l'ont assez répété?! La mise en scène de Jean-Michel Ribes est des plus alertes. Si une partie de la salle, à laquelle j'appartiens, est assez abasourdie, l'autre, emportée par la folie de la pièce, se lâche dans de grands éclats de rire. Ça passe ou ça casse, en tout cas, cela ne laisse pas indifférent.

Robert, de la Terrasse

Jean-Michel Ribes met en scène "L'origine du monde", de Sébastien Thiéry, pochade pseudo-transgressive, dont l'insolence revendiqué confond grossièreté et provocation subversive. [...]

Héliot, du Figaro

[...] L'argument est volontairement d'un mauvais goût dévastateur. Mais Thiéry sait y faire et Ribes s'en donne à cœur joie. Les interprètes font passer tout ce qui pourrait paraître insupportable ou graveleux parce qu'ils sont sincères. [...]

Bernard-Gresh, de Télérama

[...] On rit, beaucoup, puis jaune. c'est dérangeant. La pièce aurait pu fouiller davantage les rapports ratés entre un fils et sa mère, mais les comédiens défendent bien leur partition.

Philippe Chevilley, du Les Echos

[...] Le texte est sans cesse sur le fil du scabreux?; mais heureusement, c’est la folie qui l’emporte. Et du délire émerge une vision apocalyptique des rapports humains?: égoïsme, hypocrisie, tendresse bafouée. [...]