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Maurice Pialat
Biographie
Nationalité
Français
Date de Naissance
31 Août 1925

Peintre par vocation, il étudie aux Arts décoratifs et aux Beaux-Arts avant de s'initier quelque temps au théâtre (1955). Assistant pour le cinéma et la télévision à partir de 1960, il réalise un premier court métrage documentaire, L'amour existe, primé à Venise la même année, suivi en 1961 de Janine, d'après un scénario de Claude Berri. Il signe ensuite une série de documentaires (Jardins d'Arabie, 1963 ; Pehlivan, Istanbul, Byzance, Maître Galip, 1964) puis des courts métrages pour les Chroniques de France (1965-66). Il tourne enfin, en 1969, son premier long métrage, l'Enfance nue, interprété par des non-professionnels jouant leur propre rôle. Le succès (d'estime surtout) de l'Enfance nue le conduit à la télévision (les sept épisodes de la maison des bois, un feuilleton très au-dessus du niveau habituel du genre). Avec Nous ne vieillirons pas ensemble, il signe en 1972, grâce à l'apport de comédiens populaires (Marlène Jobert et Jean Yanne), une uvre forte n'excluant pas la vulgarité et qui, malgré sa dimension souvent documentaire (plans-séquences nombreux où la caméra enregistre la scène dans sa durée, sans montage ni ellipse), reste un de ses plus gros succès commerciaux. Il réalise ensuite la Gueule ouverte (1974), film austère où il aborde le problème du cancer et de la mort. L'échec public de ce dernier film conduit Pialat à repenser sa manière de filmer. Il parvient à réaliser en 1979 Passe ton bac d'abord, évocation de l'adolescence où il raconte la vie d'un groupe de lycéens de la région minière de Lens. L'année suivante, Loulou (1980) est l'histoire d'un amour sans lendemain, qui donne à Isabelle Huppert et Gérard Depardieu l'un des meilleurs rôles de leur carrière. Il signe en 1983 À nos amours, portrait, plein de vérité, des effets de la libération sexuelle sur une adolescente d'aujourd'hui, et en 1985 Police, avec Gérard Depardieu et Sophie Marceau. Il obtient en 1987 la Palme d'or au festival de Cannes pour Sous le soleil de Satan, d'après Georges Bernanos, signe en 1991 un Un Van Gogh très personnel avec Jacques Dutronc dans le rôle du peintre et, en 1995, le Garçu avec Gérard Depardieu.