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mercredi 17 juillet 2019
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Louis Daquin
Biographie

D'abord assistant réalisateur (de Pierre Chenal, Fedor Ozep, Jean Grémillon), il réalise son premier film, Nous les gosses, en 1941, peu après avoir adhéré au parti communiste français. Suivront, sous l'Occupation, Madame et le mort (1943) et le Voyageur de la Toussaint (id.), deux bons films policiers, et Premier de cordée (1944) d'après Frison-Roche, où sont habilement intégrés l'idéologie pétainiste et un certain esprit de résistance. Élu secrétaire général du Comité de libération du cinéma, il réalise Patrie (1946), d'après la pièce de Victorien Sardou, puis les Frères Bouquinquant (1947), un honnête mélodrame populiste, puis, en collaboration avec Vladimir Pozner, son meilleur film, sur la condition des mineurs : le Point du jour (1949). Après une période de flottement, dont il faut sauver Bel Ami (1955), intelligente adaptation de l'uvre de Maupassant, qui eut à souffrir des ciseaux de la censure, Daquin réussit à tourner, en Roumanie, un film d'une belle tenue épique, les Chardons du Baragan (1956), d'après le roman de Panait Istrati. En 1959, il adaptera, de manière plus conventionnelle, la Rabouilleuse de Balzac, sous le titre les Arrivistes. Il terminera sa carrière, dans les années 60, comme directeur de production (notamment de René Clément pour Paris brûle-t-il ? en 1966) et directeur d'études à l'IDHEC. Il a publié deux livres : le Cinéma notre métier (1960) et On ne tait pas ses silences (1980). Son style filmique s'inscrit dans le droit fil du réalisme socialiste façon Jdanov, dont il fut en France, au moins pour le cinéma, l'un des rares et peu appréciés importateurs.