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Jean Anouilh
Biographie
Nationalité
Française
Date de Naissance
23 Juin 1910

Jean Anouilh est un auteur et dramaturge français né le 23 juin 1910 à Bordeaux. Issu d’une famille franco-basque, son père est tailleur et sa mère est musicienne et professeur de piano. Il arrive à Paris en 1921 et étudie au Lycée Chaptal. Alors qu’il est lycéen, il découvre le théâtre et son immense répertoire et se prend de passion pour les œuvres de Jean GiraudouxetJean Cocteau.

Après avoir entamé des études de droit, il intègre une agence publicitaire avec Jacques Prévertet Jean Aurenche et devient, par la suite, secrétaire du comédien Louis Jouvet au Théâtre des Champs-Élysées jusqu’en 1932. Il épouse la même année la comédienne Monelle Valentin.

Il commence très jeune l’écriture avec sa première pièce, Humulus le muet, en 1929, qui s’avère être un échec cuisant. Il écrit ensuite L’Hermine en 1932 puis Le voyageur sans bagages en 1937, qui constitue son premier vrai succès. Pour sa pièce suivante, Le bal des voleurs, il collabore avec le metteur en scène André Barsacq. C'est le début d'une collaboration et d'une amitié entre les deux hommes qui durera plus de quinze ans.

Durant l’occupation allemande, Jean Anouilh reste neutre et n’exprime aucune opinion politique. Certains de ses textes paraissent dans les revues collaborationnistes Je suis partout et Aujourd’hui et, bien que ses écrits n’aient aucune connotation politique, le choix de ces supports est décrié. Il décide alors de faire cesser le brouhaha autour de ses appartenances politiques et publie un de ses textes dans la revue anti-hitlérienne Marianne. Il se distingue même de ses confrères par son courage en accueillant chez lui Mila Barsacq, épouse juive de son ami André Barsacq.

L’année 1942 est marquée par la sortie de sa plus célèbre pièce, Antigone. Une sorte de relecture moderne de l'oeuvre de Sophocle qui est jouée pour la première fois en 1944 au Théâtre de l’Atelier. L’accueil est mitigé et certains critiques fustigent la pièce. Portant des éléments de ressemblance avec des figures de la résistance, l’auteur ne nie en rien son engagement dans ce sens, allant même jusqu’à distribuer des tracts au profit de la résistance, le soir même de la représentation de la pièce. Pour d’autres, au contraire, le fait que Créon ait le beau rôle dans la pièce signifierait que l’auteur défende, en quelque sorte, l’ordre établi.

Parmi ses autres succès, Roméo et Jeannette, en 1946, une pièce dans laquelle on retrouve Michel Bouquet, Jean Vilaret Maria Casares, L’invitation au château (1947), L’Alouette (1952), Pauvre Bitos ou le dîner de tête (1956) et Beckett ou l’Honneur de dieu (1959).

Jean Anouilh **** a répertorié la plupart de ses pièces de théâtre par catégories. Ainsi, nous pouvons retrouver les pièces noires (L’Hermine, Le voyageur sans bagages, La sauvage, Antigone) les pièces roses (Le bal des voleurs), les pièces brillantes (L’invitation au château, Colombe, La répétition), les pièces grinçantes (Ardèle et Pauvre Bitos ou le dîner de tête), les pièces costumées (L’Alouette, Becket ou L’honneur de Dieu), les pièces baroques (Cher Antoine ou L’Amour raté), les pièces secrètes (Tu étais si gentil quand tu étais petit) et les pièces farceuses (Chers zoiseaux).

Il a également écrit des fables, des livrets d’opéras (Le loup, Colombe, Madame de …, Eurydice et Antigone), et a participé à vingt-deux films et traduit sept pièces d’auteurs étrangers. En 1953, il est un des premiers à reconnaître l’imminent talent de Samuel Beckett et sa pièce En attendant Godot.

Jean Anouilh est récompensé en 1980 du Grand Prix du Théâtre de l’Académie Française. Malgré la confusion autour de ses convictions politiques et ses réelles motivations, Jean Anouilh possède l’âme d’un idéaliste qui a travaillé dur tout au long de sa carrière pour élever le théâtre au rang de la noblesse. Kleber Haedens le résume en quelques mots : « Anouilh touche par ses appels au rêve sa nostalgie d’un monde pur et perdu ».

Il est décédé le 3 octobre 1987 à Lausanne à l’âge de soixante-dix sept ans.

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