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vendredi 19 juillet 2019
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jeudi 18 juillet 2019
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jeudi 18 juillet 2019
Le Bistrot Valois, cuisine traditionnelle dans un écrin de rêve au cœur du patrimoine parisien
 
Georges Franju
Biographie

Décorateur de théâtre, il fonde avec Henri Langlois, en 1935, le Cercle du cinéma, puis la Cinémathèque française en 1936. Il y collabore activement jusqu'en 1938, année où il devient le secrétaire exécutif de la Fédération internationale des archives du film (FIAF). De 1945 à 1953, il est secrétaire général de l'Institut de cinématographie scientifique fondé et dirigé par Jean Painlevé. Pendant cette période, il réalise ses premiers courts métrages et devient l'un des chefs de file de l'École française du documentaire qui se révèle à cette époque, préparant l'avènement de la Nouvelle Vague en 1958, année où, précisément, il aborde le long métrage de fiction.Héritier du réalisme poétique, proche de l'esprit du surréalisme, Franju, notamment avec le Sang des bêtes et Hôtel des Invalides, lance un cri de révolte en adoptant une esthétique où se conjuguent violence et tendresse, double postulation qui se retrouve dans ses adaptations de romans, toujours choisis en fonction de cette conception personnelle de la vie et de l'art. On y perçoit un attrait (avoué par son Judex) pour Feuillade et le fantastique en plein jour contre le formalisme gratuit, les effets aguicheurs, les séductions conventionnelles. L'aspect esthétique ou décoratif de l'image n'est, chez lui, que l'expressif contrepoint de contenus d'un non-conformisme actif, même lorsque le cinéaste s'inspire de Mauriac ou de Cocteau, écrivains qui pourraient sembler contraires à son tempérament, plus proche de l'ironie à la Prévert. Mais d'eux, comme d'Hervé Bazin ou de Zola, Franju tire ce qui répond le mieux à sa volonté polémique : une dénonciation des hypocrisies institutionnalisées et une revendication constante en faveur des libertés individuelles, de la fantaisie, du rêve.