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Edwige FEUILLERE
Biographie

L'évolution de ses rôles et la courbe de sa carrière montrent ce qu'une discipline rigoureuse, un contrôle permanent et une volonté inflexible peuvent faire d'une actrice que le cinéma cantonne à ses débuts dans des rôles polissons : Une petite femme dans le train (K. Anton, 1931) ; les Aventures du roi Pausole (A. Granowski, 1933). Elle prend appui sur son expérience du théâtre qui la mène à la Comédie-Française pour affiner son jeu, exploiter les ressources d'une voix de gorge et aborder indifféremment le drame ou la comédie, voire la reconstitution historique : Lucrèce Borgia (A. Gance, 1935) ; Golgotha (J. Duvivier, id.). Elle joue dans les années 30 les aventurières au grand cur et les espionnes sentimentales (Marthe Richard, R. Bernard, 1937 ; l'Émigrante, L. Joannon, 1939 ; Sans lendemain, Max Ophuls, 1940), tout en se réservant de rire de son personnage (J'étais une aventurière, Bernard, 1938). Sa composition d'archiduchesse (De Mayerling à Sarajevo, Max Ophuls, 1940) l'oriente vers les rôles qui vont établir son prestige et en même temps glacer son jeu en raison de sa perfection même (la Duchesse de Langeais, J. de Baroncelli, 1942 ; l'Idiot, G. Lampin, 1946 ; l'Aigle à deux têtes, J. Cocteau, 1948). En même temps, elle détaille en virtuose la comédie : l'Honorable Catherine (M. L'Herbier, 1943) ; Adorables Créatures (Christian-Jaque, 1952) ; les Amours célèbres (M. Boisrond, 1961). Dans En cas de malheur (C. Autant-Lara, 1958) et la Chair de l'orchidée (P. Chéreau, 1975), elle aborde avec aisance des emplois pour elle inhabituels.