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Claude Sautet
Biographie
Nationalité
Français
D'abord étudiant aux Arts décoratifs, il bifurque vers le cinéma après
la guerre, suit deux ans des cours à l'IDHEC et, pendant une dizaine
d'années, travaille comme assistant. Parallèlement, il publie des
articles de critique musicale à Combat. Dans cette période, il tourne un
court métrage en 1951 (Nous n'irons plus au bois), puis un premier long
métrage qui n'est qu'une tâche alimentaire : Bonjour sourire, avec Henri
Salvador et Annie Cordy, distribué en juin 1956 dans l'indifférence
générale.Le véritable Sautet apparaît en 1960, avec la réalisation de
son premier film personnel, Classe tous risques (avec Lino Ventura et
Jean-Paul Belmondo, d'après un roman de José Giovanni), qui frappe une
partie de la critique par la sûreté de sa mise en scène. Cinq ans plus
tard, l'Arme à gauche (avec Lino Ventura et Leo Gordon, d'après Charles
Willliams) confirme son talent, mais oriente ses exégètes sur une fausse
piste : ils saluent en Sautet un cinéaste de l'action pure, influencé
par les films de Walsh ou de Siegel.Simultanément, Sautet se fait une
image de scénariste efficace, collaborant à plusieurs dizaines de films,
souvent sans que son nom apparaisse au générique : il est celui qu'on va
chercher quand un projet boite, quand une situation se bloque. Peu connu
à cette époque du grand public, il a une solide réputation d'homme de
terrain dans la profession.Les Choses de la vie (prix Louis-Delluc en
1970) font de lui une vedette soudaine, et fondent en même temps un
second malentendu, qui ne s'est jamais dissipé : certains n'ont voulu
voir en lui qu'un sociologue, qui se complairait à la description des
peines de cur ou des problèmes d'argent de la bourgeoisie française.Il
est vrai que des Choses de la vie à Quelques jours avec moi, les neuf
films qu'il a réalisés entre 1970 et 1988 sont écrits (par Sautet
lui-même, avec la collaboration de Jean-Loup Dabadie, Claude Néron,
Jean-Paul Török, Jacques Fieschi ou Jérôme Tonnerre) en référence à la
société française au présent. Mais la volonté de montrer ou de prouver
sont au plus loin des préoccupations d'un cinéaste qui déclarait en 1971
« Quand je fais un scénario ou quand je tourne, je n'ai aucune conscience théorique de quoi que ce soit. À un certain moment, les choses se disposent d'une façon telle que je ne peux plus les éviter », et encore : « Je ne vois de comparaison qu'avec la musique, où il y a un certain type d'harmonie, d'accord ou de rythme au départ qui fait que, quel que soit le parcours, une logique souterraine impose la matière qui doit se trouver à la fin. » (In Positif n 126.)Ce concept de « logique souterraine » explique à la fois l'uvre et le rapport de l'homme à l'uvre. Claude Sautet est un cinéaste lent (à peine un film tous les deux ans : si son activité paraît plus précipitée entre 1970 et 1973, c'est qu'il disposait alors du scénario plus ancien, prêt à tourner, de César et Rosalie), dont les arguments prennent forme, généralement, dans une sorte de corps à corps avec le coscénariste, à partir d'une situation élémentaire, visualisée, de la relation de deux personnages à un fragment d'espace par exemple, qui génère ensuite un groupe, des lieux, une tension dramatique, longuement polis et remis sur le métier, jusqu'à l'ultime phase du tournage.Le groupe est, en effet, la figure sociale la plus fréquente dans son uvre le groupe, la maison, le bistrot de banlieue qui rassemble une communauté de hasard ou une collectivité fondée sur le travail : Vincent, François, Paul et les autres... est l'intitulé emblématique de cette démarche.Le cinéma de Sautet fonctionne aussi sur une direction d'acteurs rare dans le cinéma français (« En dehors du sentiment musical que j'ai quand je fais un film, ma passion d'origine, c'est la direction d'acteurs »), et sur l'amitié de quelques grands comédiens qui ont su se plier et s'exalter à cette direction : Romy Schneider (cinq films des Choses de la vie à Une histoire simple, que Sautet a écrite pour elle), Michel Piccoli (qu