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Annie Girardot
Biographie
Nationalité
Française
Date de Naissance
25 Octobre 1931
Professions
Actrice

Après une enfance difficile partagée entre Paris et la Normandie, Annie Girardot suit des cours d'art dramatique, entre au Conservatoire, puis à la Comédie-Française (1954-1957).

À l'issue de la générale de sa Machine à écrire, Jean Cocteau la salue : « Tu as le plus beau tempérament dramatique de l'après-guerre ! » Parallèlement, elle se produit dans les cabarets de la Rive gauche et débute au cinéma (dans Treize à table d'André Hunebelle, en 1956). En 1957, elle quitte le Théâtre-Français en adressant une lettre de démission retentissante à Pierre Descaves.

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Elle tourne à cette époque un grand nombre de films populaires, dans le goût Série noire qui prévaut avant la Nouvelle Vague : Le rouge est mis (G. Grangier, 1957), Maigret tend un piège (J. Delannoy, 1958), l'un et l'autre avec Jean Gabin. Après un début de carrière dans des productions très populaires, elle s'engage dans une autre direction grâce à Luchino Visconti (il l'a déjà dirigée au théâtre dans Deux sur la balançoire avec Jean Marais), qui fait appel à elle pour le rôle de Nadia dans Rocco et ses frères (1960). Elle tourne énormément, en France et en Italie (elle a épousé** Renato Salvatori**, un de ses partenaires dans Rocco), des films médiocres et des grands films, sans discernement, jusqu'à une crise qui la chasse presque complètement des écrans en 1965-66.

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Elle reparaît à la fin des années 60, et pendant une décennie elle est l'une des stars les plus populaires du cinéma français la seule comédienne après 1970 dont le nom suffise pour permettre le « montage » financier d'un film.

Elle passe sans heurt de ce cinéma facile (sous la direction de Michel Audiard, de Claude Lelouch, d'André Cayatte) à des films plus ambitieux comme* Dillinger est mort* ou Il seme dell'uomo, réalisés en 1969 en Italie par Marco Ferreri.

Vers 1975, Annie Girardot sait être Madame Tout-le-Monde, une vedette populaire plutôt qu'une star, sympathique, drôle ou pathétique, désirable naturellement, aussi crédible en chauffeur de taxi qu'en juge d'instruction, aussi à l'aise dans la bouffonnerie que dans le drame.

Elle s'impose logiquement dans ce temps où le féminisme accrédite une promotion, toute relative, de la femme adulte. Elle endosse les personnages nouveaux et en tempère l'audace par la familiarité qu'elle entretient avec le public populaire.

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Après une longue traversée du désert, elle obtient le César de la Meilleure actrice dans un second rôle pour* Les Misérables* de Lelouch en 1996. Elle revient alors sur le devant de la scène et en 2002, c'est le César de la Meilleure actrice qui lui est décerné pour son rôle de mère étouffante dans La Pianiste de Haneke.

On apprend 4 ans plus tard par son avocat que l'actrice est atteinte de la maladie d'Alzheimer. Sa fille Giulia Salvatoripublie alors une biographie intitulée La Mémoire de ma mère.

En 2008, elle entre dans une maison médicalisée à Paris. Nicolas Baulieu tourne alors un documentaire sur Annie Girardot. Il la suit durant 8 mois et permet de découvrir les effets de la maladie chez l'actrice ainsi que sa vision de son passé. En 2010, sa fille annonce qu'elle ne se souvient même plus avoir été une actrice.

Le 28 février 2011, Annie Girardot s'éteint dans un hôpital parisien.