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Alan Ayckbourn
Biographie
Nationalité
Britannique
Date de Naissance
12 Avril 1939

« Une grande partie de moi est une pièce de théâtre ». A écouter Alan Ayckbourn parler de lui-même, on parvient sans grande peine à prendre la mesure de ce que représente l’art de la scène dans sa vie.

A bientôt 70 ans, le dramaturge britannique fait preuve d’une énergie toujours intacte, celle-là même qu'il déployait lorsqu’il se destinait à devenir « l’homme à tout faire » du théâtre dans sa jeunesse.

Né à la veille de la Deuxième Guerre Mondiale à Londres, le 12 avril 1939, Alan Ayckbourn connaît un épisode difficile de son enfance avec la séparation de ses parents. Son père, violoniste au sein de l’Orchestre Symphonique de Londres, et sa mère romancière, ne s’étaient d’ailleurs jamais mariés.

Après avoir décroché un baccalauréat littéraire, il s’engage sans hésiter dans la voie du théâtre, pour se retrouver déjà à vingt ans, à la tête de la direction artistique du StephenJoseph Theater de Scarborough. Fonction qu’il occupe durant près d’une quarantaine d’années, jusqu’à sa retraite en 1997.

Toujours âgé d’une vingtaine d’années, il épouse l’actrice Christine Roland, avec laquelle il ne partagera que sept année de sa vie, le temps toutefois d'avoir deux fils (Steven et Philip).

Bien que séparé de Christine Roland, les procédures de divorce ne sont engagées que 38 ans plus tard.

La vie sentimentale mouvementée d’Alan Ayckbourn, à l’image de celle de son père, est certainement pour quelque chose dans la récurrence du thème de la vie du couple dans les pièces qu’il écrit.

La fin des années soixante voit les représentations de ses premiers spectacles connus du grand public, avec, entre autres, « Relatively Speaking » en 1965, et « How the other half loves », adapté au cinéma parFrancis Veber**, sous le titre « Les Uns chez les autres ». Il met ensuite en scène « Absent Friends » en 1974, « Bedroom farce » l’année suivante, et signe « Just between ourselves » en 1976.

En 1982, il crée la pièce « Intimate Exchanges », dontAlain Resnais signera l’adaptation cinématographique une dizaine d’années plus tard avec « Smoking/ No smoking », interprété magistralement parPierre Arditi et Sabine Azéma.

Ce n’est d’ailleurs pas la seule production d’Alan Ayckbourn à être portée à l’écran puisque « Time of my life » (1992) et « Things we do for love » (1997), seront respectivement adaptées par Gérard Lauzier et Michel Blanc, sous les titres « Une table pour six » et « l’Amour est enfant de salaud ». Idem pour « Private fears », qu’il met en scène en 2004, et qui fera l’objet d’une nouvelle réalisation d’Alain Resnais accompagné de ses acteurs fétiches, Pierre Arditi, Sabine Azéma, etLambert Wilson.

La dimension humoristique d’Alan Ayckbourn est pour lui un moyen d’explorer « la lumière et l’ombre » de l’être humain, comme il le dit lui-même. On lui prête également cette citation : « plus nous cherchons à dépeindre notre côté le plus sombre, plus notre lumière gagne en brillance, et plus nous en rions ».

Ses comédies, qui jouissent d’une popularité énorme en Angleterre, tendent pourtant ces dernières années à s’assombrir quelque peu. Cette tendance se vérifie notamment à la lecture de la pièce « Woman in mind ». Lorsqu’Ayckbourn demande à Julia McKenzie d'en tenir le rôle principal, elle lui confie qu’elle trouve la pièce horriblement triste et se demande si elle est capable de l’assumer.

Le dramaturge londonien, moins centré sur la question du mariage, se penche en effet abondamment sur celle de la détresse de l’homme et sur son mal-être. Certaines répliques dans ses pièces sont souvent sombres, voire amères

Les Anglais l'ont surnommé le « Molière des middle classes » (classes moyennes).

Alan Ayckbourn, ou plutôt****Sir Alan Ayckbourn depuis son anoblissement par la Reine Elizabeth II en 1997, est considéré comme le deuxième plus grand homme de théâtre que le Royaume Uni ait enfanté, après William Shakespeare; et son œuvre, qui compte plus de soixante-dix pièces traduites dans une trentaine de langues, est là pour en témoigner

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