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Alain Françon
Biographie
Nationalité
Français

Issu d’un milieu ouvrier, Alain Françon voit le jour en 1946 à Saint-Étienne, où il poursuit des études d’Histoire de l’art. La Comédie de Saint-Étienne sera son premier contact avec le théâtre mais sa véritable carrière débute réellement en 1971, a 25 ans, quand il fonde le théâtre Eclaté à Annecy. Il s’y active, durant vingt ans, à mettre en scène plus de vingt pièces, dans un style révélateur d’une orientation essentiellement contemporaine, avec des œuvres de dramaturges pertinemment sélectionnés et qui demeureront parmi ses favoris tout au long de sa carrière; les Travaux et les Jours (1979), les Huissiers et King (1999) de Vinaver, Hedda Gabler (1987 et 1991) et le Canard sauvage (1993) d’Ibsen, **** la Lune pour les déshérités (1982) et Long Voyage vers la nuit (1995) d’Eugene O’Neill et Celle-là (1995) et Le Chant du dire-dire (1999) de Daniel Danis

En 1989, Françon dirige le Théâtre du Huitième (Centre dramatique national de Lyon) et ce jusqu’en 1992, date à laquelle il prend la direction du Centre dramatique national de Savoie pour une durée de quatre ans. Cette année marque également une rencontre décisive dans la carrière de Françon ; celle avec le dramaturge Edward Bond. La Compagnie des Hommes, mise en scène en 1992 et Prix du syndicat de la critique en 1993, est la première collaboration entre les deux artistes, mais aussi le début d’une longue et réelle fusion théâtrale et artistique. Françon, qui croit « que le public a le droit d'avoir accès à un théâtre qui ne soit pas simplifié, ni réduit, ni réconfortant (…) un théâtre qui nous maintienne "aux aguets"», trouve en E. Bond le complice idéal.

Nommé directeur du Théâtre National de la Colline en 1996, le metteur en scène ne se détache pas pour autant de l’univers obscur de E.Bond, où il retrouve ses sujets de prédilection ; le chaos, la réalité brute et la volonté farouche et parfois radicaliste de comprendre, de penser et même de retrouver une certaine humanité dans un monde en ruines. Françon restera fidèle aux auteurs qui avaient marqué ses débuts, mais puisera également son inspiration dans les œuvres d’A.Tchekhov, E.O’neill, Feydeau… Il mettra notamment en scène, et entre autres réalisations, Pièces de guerre (1994), Café (2000) et Chaise (2006) d’Edward Bond, La Mouette (1995), La Cerisaie (1998) et Ivanov (2004) d’Anton Tchekhov et La Dame de chez Maxim (1990) et L’Hôtel du Libre Echange (2008) de Georges Feydeau

Nominé trois fois pour le Molière du meilleur metteur en scène (dont deux fois en 1991 et 2008 pour La Dame de chez Maxime et Hôtel du Libre Echange de Feydeau), il fut lauréat de l’ultime et précieuse récompense en 1995 pour Pièces de Guerre de Bond. Le mandat d’Alain Françon à la tête du Théâtre National de la Colline a été prolongé jusqu'en janvier 2010. Il est prévu que sa succession soit alors assurée par Stéphane Braunschweig. D’ici là, la préoccupation de Françon demeure, selon lui, la même : « inscrire l’écriture d’aujourd’hui dans celle d’hier ».